Fléau grippal ou pas fléau grippal
Par Sebdu62 le samedi 1 août 2009, 14:30 - Le saviez-vous "Juridique" - Lien permanent
Dirigeants, encadrants, responsables des ressources humaines vous devez tous être aujourd’hui sensibilisés à la pandémie de grippe A dont on annonce qu’elle risque de provoquer à son pic un taux d’absentéisme moyen de 40% du personnel salarié. La dernière circulaire en date, celle du 3 juillet 2009 qui vient compléter la circulaire de 2007 relative à « la continuité des activités des entreprises et aux conditions de travail et d’emploi des salariés du secteur privé en cas de pandémie grippale », explique en quoi il apparaît indispensable pour les structures privées de prévoir un plan de continuité et donne les points sur lesquels il apparaît nécessaire de se pencher. Je ne vais pas m’amuser ici à faire le tour de la question, d’autant qu’énormément de choses peuvent être dites sur ce sujet (tout mais aussi n’importe quoi…) et qu’il n’existe pas un plan de continuité type, chaque structure l’élaborant en fonction de la spécificité de son activité. Chacun sera sensibilisé à la hauteur de l’importance de son activité et des impératifs qui y sont liés. Toutefois, je m’interroge et certains points me laissent perplexe. Roselyne Bachelot laisse entendre que la France est prête à réagir face à une forte pandémie de grippe A (j’ai d’ailleurs l’image, que j’ai trouvé personnellement quelque peu déplacée, de notre Roselyne se retournant vers la personne placée à sa gauche et faisant mine de mettre un masque de chirurgien tout en éclatant de rire…). Qu’entend-elle exactement par prête et qui est désignée par France ? Je veux bien entendre que la France est prête mais qu’en est-il au niveau départemental ? au niveau communal ? au niveau des entreprises ? au niveau de l’individu Suite à une réunion provoquée par l’Instance de Coordinnation Gérontologique de mon secteur d’activité (le secteur de l’aide à domicile), il est ressorti les points suivants :
- il semble que le pic de la grippe soit prévu pour la rentrée scolaire de septembre, au moment où toutes les petites têtes blondes rentreront de vacances et propageront la grippe. - Les premiers vaccins ne seront prêts qu’en octobre et une personne avertie du corps médical précisant qu’il est fort probable que la vaccination n’aura donc à ce moment plus aucun intérêt. - Il y a rupture de stock des masques, ceux-là même qu’il faut s’équiper (entièrement gratuit pour le corps médical, à notre charge pour le secteur social…) pour protection a minima et ne pas se heurter à un droit de retrait d’une salariée qui serait mal placé si on se heurte effectivement à un taux d’absentéisme de 40%. - La DDASS fera un point de sensibilisation auprès des professionnels du médico-social seulement début septembre, ce qui est, à mon avis, ultra juste pour attendre de se préparer à l’éventualité.
Au regard de ces remarques, je reste perplexe quant à cette affirmation que la France est prête. Il faut évidemment se poser chacun la question du « au cas où » et dans les structures qui en possèdent y associer le CHSCT (étant moi-même secrétaire du CHSCT, j’en suis d’autant plus sensibilisé) mais je ne pense pas qu’il faille céder à une psychose. Un homme avertit en vaut deux. Mais un homme en panique ne doit pas en valoir plus de la moitié…
Commentaires
Nous ne sommes pas au bout de nos surprises... 40% de taux d'absentéïsme, c'est énorme !