La CFDT espère conserver ses positions aux élections prud’homales

« Les salariés ne se sentent plus respectés »

Bientôt, toutes les personnes liées par un contrat de travail à un employeur seront invitées à exercer le pouvoir démocratique de tout citoyen, le droit de vote. Le 3 décembre prochain, chaque salarié de quelque activité que ce soit, ainsi que les demandeurs d’emploi, pourront désigner ceux qui seront chargés de faire respecter l’application de la législation sociale au sein des conseils de prud’hommes. La mobilisation est donc de mise depuis quelques semaines afin d’inciter chacun à prendre ses responsabilités face à un vote largement abstentionniste aussi bien dans le camp des employeurs que dans le camp des salariés. Ainsi, la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT) a-t-elle appelée ses adhérents et représentants à se mobiliser, d’une part, afin de conforter les positions acquises aux dernières élections prud’homales à la tête des organisations syndicales et, d’autre part, afin de rendre toute la portée à un vote qui « n’est malheureusement pas naturelle pour des salariés qui doivent sortir de l’entreprise pour exercer ce droit, souligne Isabelle Leroy, secrétaire de l’Union locale calaisienne. C’est pour cette raison qu’on insiste sur la possibilité pour les salariés de voter par correspondances ».

Militant avant d’être conseiller prud’homal

La campagne nationale de la CFDT faite à l’égard des salariés, comme celle réalisée au sein de la région calaisienne, fait ressortir au sein des salariés, « un véritable manque de respect, explique Isabelle Leroy. Les salariés ne se sentent plus respectés et leur vote au sein des élections prud’homales est indispensable si on veut que les choses évoluent. C’est pour cela que l’on a fait notre, ce besoin de se faire respecter pour l’intégrer dans notre slogan ». A l’occasion d’une réunion qui a attiré de nombreux représentants de différents secteurs professionnels, Philippe Perrault, secrétaire général de la région pour l’interprofessionnel a rappelé la nécessité pour la CFDT de maintenir ses positions dans la région en tentant de creuser l’écart déjà existant avec Force Ouvrière et en se rapprochant de la Confédération Générale du Travail. « Chose est déjà faite sur Calais, rappelle Philippe Martinod, secrétaire général de l’union territoriale interprofessionnelle du Littoral. Nous sommes la première organisation syndicale représentée au sein des prud’hommes depuis la dernière élection et nous espérons que cela sera encore le cas pour les cinq ans à venir ». La représentativité syndicale au sein des prud’hommes reste un élément important à chaque élection et les futurs candidats élus « ne devront jamais oublier qu’avant d’être des conseillers prud’hommes, ils sont d’abord des militants CFDT qui devront toujours être présents pour conseiller les adhérents ».

Sébastien CHARRIERE

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