Phrase choc... image accrocheuse... Journal télévisé, 20H de France 2 du 15 octobre. Et oui. Manifestement la pauvre, pauvre capitale doit subir le flux des immigrés souhaitant vivre le rêve français présenté au pays comme l'eldorado, la solution de tous leurs problèmes... Que le journal attire notre attention sur ce problème qu'il va bien falloir prendre un jour à bras le corps (si cela est vraiment solutionnable...) est une chose, qu'il parle de "nouveau Sangatte à Paris" en est une autre. Certes, il est certain que du coup le parallèle est vite fait et l'image est claire. Mais qu'en pensent les concernés, habitants et politiques sangattois de cette indécrotable image qui manifestement risque de perdurer... Aujourd'hui le centre est fermé et ce depuis quelques années. La façon dont a été tourné le reportage a laissé sous entendre une double ambiguïté. Rappelant rapidement en début de reportage que le centre a été fermé il y a quelques temps, celui-ci laisse alors entendre que le probème n'est plus. Or, comme chacun le sait ici, les immigrés affluent régulièrement dans la ville de Calais, lieu de passage incontournable pour leur tentative régulère vers le Royaume-Uni. Le reportage n'en a pas fait mention une seule seconde. En outre, en répétant à plusieurs reprises que l'on est face à un nouveau Sangatte - le parc où se retrouve les immigrés qui ne peuvent monter dans le bus les conduisant dans un centre où ils peuvent être héberger, portant désormais ce nom - la commune de Sangatte devient désormais(après son utilisation pour Cherbourg qui a vécu et vit la même chose) officielement la référence que tout journaliste pourra se réapproprier pour qualifier cette situation quel que soit le lieu où elle se passe en France. Doit-on se réjouir de cette référence si glorieuse ?Peut-être pourrons nous nous consoler en émettant l'hypothèse que les coups de gueules parisiens feront peut être avancer un peu plus les choses puisque cela se passe désormais sous les fenêtres des puissants... le droit de rêver n'est pas inscrit dans la déclaration des droits de l'homme mais jusqu'à maintenant il n'a pas été nécessaire de l'inscrire pour que l'homme (et la femme !) puisse exercer ce droit, alors permettez-moi d'en abuser puisqu'il nous reste plus que cela...

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