Un jour, un article (22, partie 2)
Par Sebdu62 le mercredi 21 mai 2008, 14:50 - Mes articles publiés dans la presse - Lien permanent
Voici la suite de l'article précédent avec quelques petits portraits à l'appui 
Avant de jouer, il faut créer le jeu...
Nicolas Vandelannoote, 25 ans, est Gamedesigner à Widescreen Games sur Lyon. « Le Gamedesigner est celui qui pose les règles, explique Nicolas. C’est celui qui va dire ce qui peut se faire et ce qui ne peut pas se faire ». Passionné de jeux vidéo, Nicolas décide d’intégrer, après avoir obtenu son DEUG d’anglais, Supinfogame, la première école dédiée au jeu vidéo implantée à Valenciennes. « Il s’agit d’une formation dont le cycle complet après le bac s’étend sur quatre ans. On y est formé au Gamedesign, qui représente toutes les techniques créatives qui permettent de définir le jeu, et à la gestion de production qui recouvre tous les savoir-faire mis en œuvre dans l’organisation et le suivi d’un projet de jeu vidéo. La formation assurée est très accès sur la pratique, poursuit-il et très peu sur la théorie afin d’être véritablement opérationnel le diplôme en poche. En outre, la formation insiste bien sur le travail en coopération car un jeu video est le fruit du travail d’une équipe pluridisciplinaire. En définitif, plus de 90 % des diplômés trouvent du travail tout juste sorti des études ».
Initialement, Nicolas devait présenter son savoir-faire avec des anciens camarades de formation à l’occasion de la soirée Mario Kart. « Nous avons été contacté par Pascal (l’organisateur de la soirée) car nous avions travaillé sur un projet fortement inspiré par le monde de Mario Kart, commente Nicolas. Nous sommes partis du constat que le travail sur la visibilité dans les jeux de voiture était insuffisamment exploité et nous avons créé un jeu exclusivement multi-joueurs qu’on peut retrouver sur Internet sous le nom de Dirtyracer ». Malheureusement, à cause d’un imprévu de dernière minute les ordinateurs n’ont pu être présents et Nicolas est venu seul à la soirée. Profitons-en pour lui demander qu’elles sont les grandes étapes de l’élaboration d’un jeu vidéo. « Avant toute création de jeu vidéo, il y a d’abord une phase de pré-production. C’est la phase de réflexion où on met en place le plus de règles possibles et où on réfléchit aux outils et aux personnes nécessaires. Ensuite, continue-t-il, vient la phase de production elle-même où il s’agit d’utiliser les outils choisis. Dans cette phase, on agit par objectif. Par exemple, on part du principe qu’on veut mettre une voiture sur une piste et qu’elle doit tourner. Une fois cette étape franchie, on se donne un nouvel objectif tel que le fait de mettre plusieurs voitures sur la piste et ainsi de suite. Dans la même foulée, on teste le jeu afin de contrôler les éventuelles incohérences. Pour terminer, on entre dans une phase de post-production où il s’agit de débugger le jeu. Le tout prend, en général, de 12 à 16 mois de gestation ». S.C.
Ils ont participé... ce qu'ils en on pensé
Gérald, un jeune homme de 27 ans consultant en recrutement et passionné de jeux vidéo, est venu de Paris spécialement pour l’occasion. « Je suis un ami de l’organisateur de la soirée et j’ai voulu aider dans la mesure du possible, explique-t-il. Régulièrement, nous avons pour habitude avec un groupe d’amis de se retrouver autour de deux télés et de deux consoles Game Cube pour se défier à Mario Kart et c’est à chaque fois un vrai bonheur ». L’occasion était donc trop bonne pour cet originaire de Dunkerque de venir défier les autres participants. Mais la chance n’était manifestement pas au rendez-vous. « Je n’ai pas fait une très bonne course et n’ai pas réussi les qualifications, regrette-t-il. Je pense pour le coup avoir joué d’un peu de malchance, sauf à la Battle de repêchage où je suis arrivé second. Le premier était vraiment fort. En tout les cas, poursuit-il, j’ai pris beaucoup de plaisir à participer et il faut avouer que sur grand écran avec tout ce monde, il y a plus de pression qu’entre amis devant une télé. Ce n’est pas du tout le même ressenti ». S.C.
Thomas, 12 ans, est venu avec un copain participer au tournoi. « J’aime jouer avec les copains à la console. J’ai moi-même une Nintendo DS et je joue à Mario Kart sur celle-ci ». Cet entraînement lui a été plutôt utile puisqu’il a été qualifié au premier tour là où d’autres joueurs de la génération Mario ont échoué. « Il y en a qui sont vraiment très fort, reconnait-il, mais j’ai pu apprendre des choses, notamment que le démarrage rapide du départ ne se fait pas de la même façon que sur la Nintendo DS ». Mais Thomas n’est pas seul car Isabelle sa maman est venue l’accompagner. « Je ne pouvais pas laisser seul mon fils dans une soirée qui finit si tard, reconnait-elle. Je ne suis pas fan de jeux video et j’ai eu du mal à me laisser convaincre mais je reconnais que c’est très convivial et que l’ambiance est plutôt bonne. J’apprécie, d’ailleurs, l’entraide qu’il y a entre toutes ces personnes de génération différente et l’esprit bon enfant qui en ressort ». Et d’avouer que, de temps à autre, elle emprunte la console de son fils pour se détendre sur le programme d’entrainement cérébrale de la Nintendo DS… S.C.