Des lévriers espagnols échappent à leur terrible sort grâce à l’action d’une association



RETRAITE PAISIBLE A CALAIS POUR DEUX LEVRIERS GALGOS

En Espagne, les lévriers Galgos subissent de véritables actes de cruauté de la part de leurs propriétaires. Des associations cherchent à les sauver en les plaçant dans des familles d’accueil.

A plus de mille kilomètres de Calais, en Espagne, des animaux vivent un véritable enfer. Les Galgos, des lévriers espagnols, utilisés pour la chasse aux lièvres qui a lieu chaque année de septembre à janvier, subissent les pires supplices que l’on puisse imaginer une fois la saison de la chasse achevée. Pendus, éviscérés, jetés aux ordures, donnés à manger à des pit-bulls ou encore gazés collectivement, les Galgos connaissent, par milliers, un sort que beaucoup souhaite voir disparaître définitivement.

« Arme de chasse jetable après utilisation »

En Espagne, le lévrier Galgos n’est pas considéré comme un animal de compagnie comme le serait tout autre chien mais comme une véritable arme de chasse. Seuls les Galgueros (chasseurs) ou les gitans possèdent ces animaux car ils leurs sont très utiles pour la chasse aux lièvres. Mais une fois la saison de la chasse achevée, plutôt que de les entretenir entre janvier et septembre, ils préfèrent s’en débarrasser en leur faisant vivre les pires souffrances. Peu d’entre eux osent déposer les chiens dans un refuge plutôt que de les maltraiter. C’est ce terrible constat qui a poussé une calaisienne, Jocelyne Comyn, à se rapprocher d’une toute jeune association, l’Europe des lévriers, qui a pour objet de protéger, d’accueillir, de soigner et de placer dans des familles françaises des Galgos qu’elle a réussi à récupérer. « Je me suis rapprochée de l’association lorsque j’ai décidé d’adopter un lévrier Galgos. Touchée par le sort qui leur était réservé, j’ai décidé d’en adopter un afin de lui éviter le sort atroce que leur réserve les chasseurs espagnols », explique Jocelyne Comyn. Après avoir choisi quel chien adopter, une levrette Galga, et avoir pris contact avec l’association, Jocelyn Comyn décide d’accueillir un second chien, un mâle Galgo, dans l’attente de le faire adopter. Tous deux viennent d’un même refuge, quelque part en Andalousie et ont été récupéré par l’association l’Europe des lévriers, après un repérage, après avoir été adopté. « Une fois récupérés, les chiens sont ramenés en France et les personnes intéressées pour les adopter ou pour les accueillir le temps de leur adoption viennent les chercher au siège de l’association à Saint Germain en Laye », confie Jocelyne Comyn.

Des chiens extrêmement attachants

« Contrairement à l’idée que l’on pourrait se faire de ces chiens qui ont connu la maltraitance, ce sont des chiens extrêmement attachant et très calme », rassure Jocelyn Comyn. « Les chiens sont entièrement pris en charge par l’association qui s’occupe de les soigner, de les vacciner et de leur poser une puce électronique. Une fois les chiens entre nos mains, il leur faut un mois, un mois et demi pour qu’ils s’adaptent et prennent leurs repères, mais ce sont des chiens très intelligents et, je le répète encore une fois, très attachants ». Seuls 10 % des milliers de Galgos abandonnés chaque année ont la chance de s’en sortir grâce à l’action d’associations comme l’Europe des lévriers. La France, et notamment, le Nord de la France, reste encore peu sensibilisé sur cette question et Jocelyne Comyn espère que, comme elle, d’autres personnes auront l’occasion de pouvoir donner tout l’amour que les lévriers Galgos devraient mériter.

Sébastien CHARRIERE.

Retrouver l’association l’Europe des lévriers sur leur site à l’adresse suivante : http://levriersyveline.site.voila.fr/

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