« Calais Toujours » croit en son équipe

« CALAIS TOUJOURS » AVEC LE CRUFC COUTE QUE COUTE

Le Café des Canaris, avenue de Saint Exupéry, accueille depuis 7 ans les supporters de « Calais Toujours », un des quatre clubs de supporters calaisiens qui soutient le CRUFC. Son président, Gilbert Tahon, comme son cofondateur, Jean-Claude Lhommel, croient en une montée de l’équipe calaisienne en National. Toutefois, si le cœur y est, ils n’en restent pas moins réalistes et conscients des dangers que peuvent cacher les deux matches de samedi. « On a bon espoir que le CRUFC prenne l’avantage sur Epernay samedi, mais il faut garder à l’esprit que tout peut arriver et il ne faut surtout pas prendre Epernay de haut. Ce serait une erreur, il ne faudrait pas revivre le même scénario qu’il y a quatre ans », reconnaissent-ils.

Des personnes de tout âge et de toutes catégories sociales se retrouvent régulièrement au sein de l’association pour partager leur passion du football calaisien. « Nous organisons des déplacements pour la plupart des matches du CRUFC, à l’exception de certains gros matches qui engendrent encore beaucoup trop de frais pour nous », explique Gilbert Tahon. « Mais quoiqu’il arrive » ajoute-t-il, « il faut que le public calaisien soit présent samedi au stade, et surtout, qu’il montre bruyamment qu’il soutient à 100 % son équipe. La victoire du CRUFC dépend aussi en partie de la ferveur des supporters et des calaisiens ».

Et après ?

Si « Calais Toujours » croit en son équipe et espère que la montée en National fera plutôt suite à une victoire sur Epernay plutôt qu’à un nul ou (l’impensable !) à une défaite en fonction des performances de Besançon avec Vesoul, son président et son cofondateur s’inquiètent des conséquences futures qu’il faudra assumer. « Il faut bien se rendre compte que certains joueurs vont bientôt arriver en bout de course. La montée en National pose de manière plus accrue la question de futurs recrutements au sein de l’équipe calaisienne », explique Gilbert Tahon, « le choix des futurs joueurs devra être effectué de façon judicieuse et, plutôt que de chercher à faire des performances, il faudra, la première année, surtout se maintenir ».

Les finances de l’équipe calaisienne sont un autre sujet de discussion qui préoccupe Jean-Claude Lhommel. « Une fois en National, il faudra que le CRUFC soit à la hauteur de ses ambitions. Il sera de plus en plus difficile de fonctionner correctement avec des joueurs qui ont à côté une profession », commente-t-il. Une chose est sûre, quoi qu’il arrive, ils ne louperont pas le traditionnel repas de fin de saison au Channel Paradise, occasion de rendre hommage au travail des hommes de Sylvain Jore.

Sébastien CHARRIERE