Le Festival Opale BD accueille les planches de jeunes collégiens

DES COLLEGIENS DECOUVRENT LES SECRETS DE LA BD

La 15ème édition du Festival Opale BD est l’occasion, pour les amoureux de la Bande Dessinée comme pour le grand public, de redécouvrir les grands classiques de la bande dessinée ou de découvrir les nouveaux talents d’aujourd’hui, de demain et…peut-être ceux d’après-demain. En effet, ce week-end, parmi les œuvres des dessinateurs, scénaristes et autres coloristes professionnels, les visiteurs auront le plaisir de découvrir les planches aux milles couleurs des élèves de l’atelier BD du collège de Bredenarde d’Audruicq. Cela fait maintenant trois ans qu’existe l’atelier BD du collège de Bredenarde. Raphaël Creton, professeur de mathématique passionné de bandes dessinées, membre de l’association Opale BD et Président du Festival Opale BD de Calais, a eu l’idée, il y a trois ans, de créer un atelier BD au sein du collège. « L’atelier est basé sur le volontariat des élèves. Il n’y a aucune contrainte pour eux, je leur explique simplement que, s’ils décident de venir à l’atelier, il faudra jouer le jeu jusqu’au bout. L’objectif est de démontrer que l’élaboration d’une bande dessinée prend beaucoup plus de temps qu’il n’en faut pour la lire ».

La création d’un monde

Le thème choisi cette année tourne autour de la création d’un monde. « J’avais pensé les faire travailler sur la création des mondes, et puis, j’ai réalisé qu’il était peut-être plus simple pour eux de travailler sur la création d’un monde ». A partir de ce sujet, les élèves, qui sont issus de la 6ème à la 3ème, ont du plancher sur une histoire qu’ils ont mis en scène sur une ou plusieurs planches.

Au travers de l’atelier, les élèves ont pu découvrir qu’il existe différentes étapes dans l’élaboration d’une planche. « J’ai du, d’abord, trouver une histoire, puis faire un brouillon de la planche pour pouvoir, ensuite, préparer les cases où j’ai pu dessiner », explique Corentin « et là, je suis en train d’insister sur les contours de mes dessins au crayon noir et après je vais colorier les personnages, les décors et le fond », ajoute-t-il d’un air concentré. Chaque étape démontre ses difficultés. « J’ai eu des problèmes avec l’histoire. J’ai écrit l’histoire comme un roman et après, quand il a fallu que je remplisse les bulles, je me suis rendu compte que je ne savais pas exactement quoi y mettre. Je n’avais pas pensé à ça au début », confie le jeune Vivien. « On ne se doutait pas que cela aurait été aussi long de dessiner et de colorier chaque case » expliquent Lise et Françoise. En revanche, aucun des élèves ne semble avoir été en cours d’imagination. Pour un, l’inspiration est venu de la science-fiction, pour une autre, c’est venu des médias et pour encore une autre chacune des deux planches élaborées trouvent sa source dans deux blagues sur des blondes !

Quoiqu’il en soit, les élèves sont tous d’accord pour affirmer que l’atelier a été une expérience enrichissante. « Quand je lis une bande dessinée, je regarde plus les détails qu’avant et je me rends compte du travail que cela peut être », résume Vivien. Et n’allez surtout pas imaginer que l’exposition de leurs dessins au Festival Opale BD leur ait fait prendre la grosse tête. « Cela nous a fait plaisir d’apprendre que nos dessins allaient être affichés au festival, mais on préférerait, si cela est possible, que nos noms n’apparaissent pas sur nos dessins car, de toute façon, on fait ça, d’abord, pour nous, pour le plaisir », avouent-ils unanimement.

Sébastien CHARRIERE

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