Le statut du correspondant local de presse
Par Sebdu62 le lundi 14 mai 2007, 00:26 - Le saviez-vous "Juridique" - Lien permanent
Qu'est-ce qu'un correspondant local de presse ? Quel est son rôle ? Quel statut lui est applicable ? Ce sont les questions auxquelles je vais tenter de répondre ici...
La presse quotidienne régionale (PQR) fonctionne avec trois types de personnes : les journalistes à proprement parler, les pigistes et les correspondants locaux de presse. Les deux premiers sont des professionnels, disposent d'un bulletin de paie, cotisent à la sécurité sociale, ont droit à la retraite, etc, etc, etc. Les correspondants locaux de presse (CLP), quant à eux, sont des travailleurs indépendants qui ne sont pas liés par un lien de subordination au journal pour lequel ils écrivent et auxquels on ne peut appliquer le droit du travail.
Il faut bien comprendre que les correspondants locaux sont bien pratiques pour les journaux. Il s'agit d'une main d'oeuvre bon marché (ça coùte bien moins cher qu'un journaliste à plein temps), maléable à souhait mais tellement indispensables pour faire tourner un journal (c'est un peu comme les thésards qui assurent des vacations d'enseignement sans qui une fac aurait du mal à tourner si je puis me permettre cette petite comparaison... ).
La loi du 27 janvier 1993, modifiant la loi du 27 janvier 1987 dans son article 10, prévoit que "Le correspondant local de la presse régionale ou départementale contribue, selon le déroulement de l'actualité, à la collecte de toute information de proximité relative à une zone géographique déterminée ou à une activité sociale particulière pour le compte d'une entreprise éditrice". En principe, les informations et articles qu'il remet au journal doivent faire l'objet d'une vérification de la part des journalistes, mais en pratique ce n'est pas toujours le cas et certains articles des CLP sont publiés tels quels sans vérification...
C'est activité est une activité accessoire par rapport à une autre activité professionnelle. En effet, par principe, le correspondant local de presse est une personne qui, ayant déjà une activité principale rémunératrice, exerce cette activité à titre occasionnelle en supplément de cette activité. En pratique, il semble que cette activité soit souvent exercée par des personnes en retraite et des mère au foyer. Aujourd'hui, de plus en plus, des personnes en recherche d'emploi rejoignent cette communauté car cela constitue un petit complément de rémunération, un moyen d'étendre son réseau et de voir du monde.
Ainsi, le correspondant local de presse n'est pas subordonné au rédacteur en chef et il ne peut lui être imposé d'horaire. La loi prévoit, également, que jusqu'à un certain plafond (15% du plafond annuel de la sécurité sociale au 1er juillet de l'année en cours), les CLP ne sont pas affiliés aux régimes d'assurance maladie-maternité et d'assurance vieillesse des travailleurs non salariés. Par conséquent, l'immatriculation aux URSSAF n'est pas obligatoire jusqu'à ce plafond (ce qui n'était pas le cas avant 1987, heureusement que cela a changé).
Il faut noter que bien que ce statut peut sembler intéressant à bien des égards, nombreuses sont les personnes qui contestent le statut du CLP dans la PQR car nombreux sont les journaux qui profitent de CLP qui n'attendent que de sortir de cette précarisation afin d'avoir un poste de journaliste qui, pour la plupart, n'auront jamais. Pour plus d'informations sur le sujet, je vous invite à aller voir l'excellent blog d'un CLP cherchant à remettre en ordre les idées qu'on peut avoir sur cette activité : http://correspondant-de-presse-64.over-blog.com/
En tout les cas, dans ma situation, je trouve que c'est une excellente expérience, très enrichissante même si je suis conscient des imperfections qu'il peut y avoir dans cette activité, notamment la modestie des honoraires versés au CLP (à titre d'exemple, pour une page complète de journal, ce qui demande beaucoup de temps, c'est 33 euros, et un bon article c'est 11 euros dans mon journal)
Commentaires
je suis mère de 3 enfants dont je m'occupe à plein temps. Je suis déjà correspondante locale mais cela ne me suffit pas. Il est hors de question de laisser mes enfants pour un emploi à temps plein, alors existe-il une autre façon de ramener un peu d'argent tout en gérant les enfants, et peut-on cumuler 2 emplois de correspondant dans 2 journaux différents? D'avance merci
Bien sûr que vous pouvez être correspondant local pour plusieurs journaux. Il n'y a pas de contrat de travail, vous pouvez multipliez, en théorie, les journaux à l'infini. En théorie parce que en pratique ce serait difficilement gérable.
Sinon pour un emploi qui ramène un peu d'argent tout en gérant les enfants... je ne sais que dire... assistante maternelle agréée peut être une bonne solution...
Bonjour, demain j'ai un entretien à l'agence d'Orange, j'ai 21 ans, j'ai fait une année de science de l'information et de la communication à l'université d'Avignon, mais qui n'a pas vraiment marché malgré ma motivation... Quelles questions pourrai me poser le chef d'agence ? merci de me répondre par email.
bonsoir , je suis entraine de fait une formation de journaliste à domicile, es-ce que je pourrais trouvée ma chance dans ce domaine? que je suis très interèssé de ce monde!
Correspondante de presse depuis 1 an je travaille pour 2 titres de la presse régionale. C'est effectivement très enrichissant moralement mais pas du tout financièrement. Je suis payée 6 euros pour un article de base et 15 cts du km pour un des titres. Si l'on compte le temps passé, je suis payé autant pour mes papiers qu'un clandestin haïtiens aux Bahamas et oui moins de 3 euros de l'heure. Il est inadmissible que l'on puisse dans notre pays rémunérer des gens à ce tarif. Bien que passionnée par ce que je fais, je pense que ce statut devrait être annulé tout simplement car c'est maintenir dans la précarité les travailleurs que nous sommes. Oui, cela nous fermerait les portes de la presse mais au moins cela permettrait à des journalistes de trouver du travail même s'ils rechignent à se taper des kermesses en série, plein de petits moments importants de la vie mais qui ont lieu le soir après 20h30 ou les week-end. Je fais depuis plus d'un an plus de 40h par semaine pour moins de 350 euros par mois. Je vais tous les mercredis, mon seul jour de congé de la semaine, faire "mes courses" dans une association caritative car mon travail ne me permet pas de me nourrir. Nous ne faisons pas partie du journal bien que c'est nous qui l'écrivons. Et dire que je vais peut être me retrouver à payer de l'ursaaf sur des papiers payés en bol de riz cela me fait mal au c... Correspondants, il faut s'unir pour faire valoir nos droits parce que nous sommes de véritables victimes d'un système qui se joue de notre situation précaire et sous-payée. Existe -t'il une association de défense de nos droits ?
Bonjour,
J'ai l'honneur de faire appel à votre " position relationnelle stratégique " pour vous demander de prendre en considération ma demande d'emploi ci dessous :
Apres 10 années d'expérience avec succès de correspondant de presse, redacteur, pigiste, photographe pour 2 hebdomadaires départementaux, participation à la création d'un magazine départemental
Je souhaite déménager et je recherche un job en rapport dans l' Ille et Vilaine et départements limitrophes. Indemnités minimum souhaitées : 800 e mensuel.
Domaines de prédilection : concert, danse..la culture en général mais aussi tout sujet d'ordre général.
Vous remerciant d'avance pour l'intérêt que vous porterez à mon message
Patrick Vannier
patricvannier@yahoo.fr
Bonjour,
Attachée parlementaire d'un député de la majorité, je souhaiterais savoir si vous m'autorisez à utiliser le contenu de cet article, qui résume parfaitement la situation des CLP, afin de formuler une question auprès de Mme la Ministre de la Culture et de la Communication.
D'avance merci
Mais je vous en prie, faites donc mais si cela est possible tenez moi au courant des suites cela m'intéresse grandement (en espérant, pardonnez moi d'avance pour ce questionnement, que vous êtes bien ce que vous dites être... avec internet, on ne sait jamais...). Bonne continuation à vous
je suis correspondante de presse en local...je fais ce job par passion par pour gagner de l'argent! car ce n'est pas le job idéal pour arrondir ses fins de mois! mais j'avoue que c'est très enrichissant...mon carnet d'adresses est rempli!
Très bonne idée d'envisager un contact avec notre ministre de la culture. Notre association en Vendée a le même objectif, nous pensons toutefois, dans un premier temps, prendre contact avec le président du Syndicat de la Presse Quotidienne à Paris. Intéressant nos échanges pour une délégation de différents CLP de France.
aclp.space-blogs.com
Bonjour à tous,
!
je suis correspondante de presse (4e année d'expérience mais qui compte toujours pour ...rien en terme d'espoir de travailler sous contrat). Je tiens à signaler aux principaux intéressés qu'actuellement les CLP s'unissent, et profitent des élections municipales pour se faire entendre. La somme proposée pour le traitement des résultats étant pour le moins méprisante les CLP menacent de boycotter... Ce qui serait la moindre des choses. Les réunions commencent, diffusez cette information auprès des indépendants de la presse. Sachez que ce mouvement bénéficie du soutien du SNJ. A très bientôt dans un monde où nous pourrons prétendre travailler pour un peu plus de trois € de l'heure
Bien heureuse de vous rencontrer. Les élections ont été très éprouvantes : j'ai fait 800 kms durant le mois de février : aucune indemnité kilométrique. Il faut vraiment être passionnée. C'est comme un virus : cela ne vous lâche pas ! Cela me permet de rencontrer des gens de toutes les couches sociales. Je suis arrivée depuis peu de temps dans la région et il est difficile de s'intégrer là où je suis. Le fait d'être indépendant me convient : je fais ce que je veux. Mais il est vrai qu'il faut avoir la santé : physique et morale, car avec les élections : les élus ne font pas de cadeaux. CLP apprend à devenir un peu plus costaud psychologiquement. Il faut que j'y aille ! Peut-être que quelqu'un me fera un petit coucou !
J'ai une activité professionnelle à temps plein et pour complèter mes revenus, je suis correspondant de presse. Comme beaucoup, je viens de recevoir la fameuse déclaration d'impôts. Je souhaiterais donc savoir s'il y a une case spéciale ou un formulaire consacré à la déclaration de ce que je touche en tant que CLP? Qu'en est-il de l'URSSAF?
Je suis correspondant local depuis (au fait je ne sais plus) sans doute 10 ans, pour 2 journaux locaux dont un sur plusieurs communes. Je trouve l'exercice particulièrement passionnant, riche en rencontres et en informations les plus diverses er parfois "cocasses". Certes j'ai un travail par ailleurs, et je ne compte pas sur les indemnités pour "boucler le mois". Ce n'est pas le cas de tous. C'est par "amour" de l'écriture, parce que j'entretiens mon coté "curieux", que je compte bien à la retraite prochainement, jouer ce rôle encore plus intensément. A un moment j'ai même écrit des papiers pour 3 journaux différents, en éclairant le texte différem
ment. Un exercice difficile quand même.
Il serait sans doute utile que "la profession" soit mieux reconnue. Comme un imbécile, j'ai déclaré mon activité à l'URSSAF lorsque j'ai débuté. Chaque année j'ai droit à des appels de cotisations complètement farfelus, du genre 8000 voir 30000 euros par trimestre. Alors que les sommes qui me sont versées sont bien inférieures au plafond mini. Je ne crois pas avoir connu d'administration aussi "tordue". Le trimestre dernier, j'ai du avoir plus d'une heure de communciation téléphonique pour faire comprendre à mon interlocutrice ce qu'était le plafond.
Malgré celà je persiste à croire que nous sommes très utiles, et que sans notre activité, les journaux locaux ne seraient sans doute pas lus autant.
Bonjour,
Puis-je être conseillère municipale et CLP sur ma commune ?
Merci de votre réponse.
Bonjour,
Cela fait 14 ans que je suis CLP et je fait cela par passion.
Depuis 3 mois je suis CLP pour un second journal et aujourd'hui le premier journal me téléphone et me dit " tu doit choisir soit l'un soit l'autre".
Qu'en pensez vous, le Dauphiné L à t'il le droit de me demander cela?
Merci pour vos réponse car je ne sais pas quoi faire ou du moins quel journal choisir.
Par définition, le correspondant de presse n'est pas salarié du journal pour lequel il écrit. Il n'y a aucun lien de subordination, celui-ci travaille en toute indépendance. A ce titre, je ne vois pas au nom de quoi un journal pourrait obliger l'un de ses correspondants à ne travailler que pour lui....
Là c'est la théorie. En pratique, il est évident que le journal peut du jour au lendemain ne plus faire affaire avec vous puisque vous n'êtes justement pas son salarié... après quant au choix à faire entre l'un ou l'autre, tout dépend de ce que vous voulez. La vie est loin d'être un long fleuve tranquille....
Petit CLP, un article sportif par semaine, où doit on déclarer les honoraires perçus < 1000 € sur la déclaration des revenus.
Merci de votre réponse
Sauf erreur de ma part mais il me semble que tout correspondant local de presse doit, en plus du formulaire classique, remplir les fiches 2042C et 2042PK avec les notes de frais et les honoraires touchés. Je ne saurais que trop vous conseiller d'aller directement voir aux impôts.
Merci, mais à quelle ligne et quelle rubrique ?
E Revenus non commerciaux non professionnels ?
bénéfices non commerciaux
Bonjour,
J'ai un gros doute sur un sujet : lorsqu'un CPL se rend à un concert ou théâtre ou autre sortie culturelle, (dans le but d'écrire un article) doit-il payer sa place ? Il me semble que mon rédacteur m'a dit que non mais je ne trouve pas de texte confirmant cela. Merci de m'éclairer.
Pour déclarer ses revenus de CLP aux impôts, faut-il cocher en plus "revenus non commeciaux professionnels? Dans quelle annexe colle-t-on ses frais à déduire des honoraires perçus... à misère tant de doutes... Merci de me répondre avant la date butoir de déclaration par internet... S'il vous plaît!!
Moi aussi je suis CPL depuis 1993 je crois. Je me retrouve très bien dans ce site, me posant souvent les mêmes questions. Je couvre plusieurs communes et fais le bouche trou quand il faut. Pour augmenter un peu mes revenus je fais également les photos qui accompagnent mes textes.
Pour vos impôts n'oubliez pas de déduire les frais que vous avez, nouvel ordi, appareil photo etc.
Avec le prix de l'essence actuellement les frais remboursés sont minimes. Parlez-en avec votre chef de secteur pour essayer de trouver un compromis.
Pour ce qui est des places de concert, à mon avis il est hors de question de les payer, moi je n'ai jamais payé un centime.
Une correspondante de presse est connut comme le loup blanc, mon mari râle souvent, nous ne pouvons aller nul part sans que je rencontre un tas de monde. Une belle revanche avant j'étais la femme de, maintenant lui est le mari de!!!!!!!!!! je me marre
Etre CLP c'est aussi beaucoup de plaisir, mais si nous étions mieux payés ce serait encore mieux.
J'ai une proposition pour être correspondante locale de presse comme photographe, puis-je avoir en parallèle une activité indépendante à l'Agessa en tant que photographe-auteur ? Dans ce cas, je déclarerai mes honoraires et mes BNC confondus dans la même case sur ma déclaration d'impôt ? merci...
Correspondant est une activité indépendante comme celle dont vous me parlez, donc a priori il ne devrait y avoir aucun souci. Du côté du journal, il n'y en aura pas et du côté de l'Agessa ? Avez vous des règles à suivre ? Une exigence de non concurrence ? Si c'est totalement indépendant, vous pouvez parfaitement cumuler les deux
Et je vais également être en formation professionnelle, est-ce qu'il est possible d'avoir mes 2 activités professionnelles cumulées + la formation professionnelle ? Sinon pas de règles particulières...
A priori pas de souci. Simplement dans quel cadre se situe cette formation professionnelle ? Vous permet-ellle d'avoir une activité à côté ? De toute façon les 2 activités sont des activités indépendantes donc pas de souci a première vue, le problème est le même
Bonjour,
Beaucoup d'entre nous se pose des questions au sujet des déclarations de revenus. J'avoue pour ma part être complètement larguée à ce sujet ! Je lis qu'on a à déclarer nos gains en tant que CPL, et l'on m'avait dit que ce n'était pas à déclarer, tant qu'on ne dépassait pas une certaine somme (4000€ me semble t-il, mais je me souviens plus trop), d'autant qu'il ne s'agissait pas d'un vrai salaire, mais d'indemnisations.
Quelqu'un peu t-il bien me renseigner, svp ?
Je suis en invalidité et je vie seule avec mes 2 enfants, même si nous ne gagnons pas beaucoup, ce que je gagne est vital pour notre quotidien, et franchement c'est très difficile quand on est malade, mais pour moi tous ses contacts extérieur sont non seulement enrichissant, mais aussi nécessaire pour ne pas m'enfermer dans ma maladie. Les contacts avec notre journal sont également très sympa, toute l'équipe est super, bien entendu nous avons comme tous des petits soucis de travail, mais ce que je vois est le coté enrichissement personnel et de ce coté je suis ravie !!
Lilou (grenouillardepresse-aupaysbeaujolais.over-blog.com/
bonjour,
je suis également CLP depuis plus d'un an et ravie de l'être. bien sûr je ne touche pas grand chose mais c'est tellement enrichissant de beaucoup d'autres façons.
j'ai une question à vous poser : le maire de ma petite commune (3000 habitants) me propose de reprendre la rédaction et les photos ( pas la mise en page) du bulletin municipal. je n'ai aucune idée de ce que je peux demander comme rémunération et je ne trouve rien à ce sujet sur le net. auriez-vous une idée ?
Je n'ai pas grande idée. sur la question désolée. Si cela peut vous aider sachez que le salaire d'un journaliste dans un journal local tourne autour de 1150/1200 euros, vous êtes dans une petite commune donc cela peut peut être vous donnez une référence de base. Il faut toutefois noter que manifestement il vous est donné la responsabilité des articles et photo de l'ensemble du bulletin municipal donc peut être cette responsabilité vous donnerait-il droit à un peu plus... j'espère que le peu d'information que je vous ai donné vous aidera un peu..
PS : vous avez de la chance... j'adorerai être repéré de la sorte et qu'on me fasse une telle proposition ! bon courage pour la suite
Embauchée depuis presque 6 années par un hebdomadaire, puis depuis deux ans pour un quotidien, j'ai été lâchement abandonnée par mes rédactions, mes supérieurs hierrarchqiues pour ..un problème de santé provisoire.
Depuis, je suis au chômage... que faire suite à ce licenciement abusif, n'ayant pas de contrat de travail ?? Avec mes amitiés et cordialement. Laneu
Bonjour, je découvre ce site et franchement, je m'y retrouve tout a fait !
Je suis CLP depuis presque un an, c'est vrai que l'on est pas beaucoup payé mais franchement, on rigole bien !
Bonjour tous les CLP !!!!
Moi c'est Laurence, journaliste professionnelle à la base, devenue Dir'Com ensuite, puis Directrice asscociée de la boîte de mon ex... Bref, pour ne pas sombrer dans la déprime du chômage et du divorce, je suis devenue CLP de mon ancien journal (La Voix du Nord). Avec toutes les satisfactions de 3 éditions locales et des équpes rédactionnellles. Et pour cause : toujours appelée à la dernière minute pour assurer à la place d'un(e) journaliste fatigué(e).
Mais la VdN respecte quant même ses CLP, notamment en pouvant signer certains papiers.
Mais la semaine dernière, contactée par un hebdo agricole de la region "Ch'ti" , j'ai halluciné sur les conditions : 1/ proposer ses papiers le vendredi à rendre le lundi midi
2/ 7, 50 euros de l'article de 1000 signes et plus
3/ 3 euros en deça
4/ 1 euro de la photo
5/ 0, 30 cm du kilométre
Faites le calcul, même s'il sagit de rencontrer des associations sympas entre 20h30 et minuit pour un gros sujet qui se passe à 70 km (AR) de chez vous : cela fait 30,50 Euros. Sans compter les coups de fils passés avant, après, un forfait internet, les risques routiers (non pris en compte)...
Je galère, certes, mais pas n'mporte comment.
Existe-t'il une asso des CLP, sinon, il suffit de la créer.
Allez bons chrysanthèmes de 11 novembre à toutes et tous.
Laurence
Bonsoir,
Ma commune cherche actuellement un correspondant local , je n'ai aucune expérience dans ce domaine ( j'ai 18 ans ) je suis également en première année de fac , est il possible de conscillier les deux ?
Anaïs
Bonjour, je suis CLP pour un hebdomadaire en Bretagne. Je couvre tout un secteur, autonomement. Je choisis mes sujets, prends mes rdv, envoie mes articles à la rédaction qui les publie tels quels.
Devant mon manque de ressources et l'absence évidente d'un poste salarié ici ou ailleurs (malgré mes nombreuses lettres et cv envoyés), j'ai demandé le complément RMI. Et oui, clp ou pas, les enfants, ils mangent tous les jours (enfin, on espère...). Mais celà m'a été refusé car j'ai fait une déclaration aux impôts aux "frais réels". Quand on sait que ce qui me reste en poche est très fluctuant... Le mois prochain, si j'atteinds les 400 € nets dans ma poche, j'aurai de la chance ! Et vous y arrivez, vous à vivre avec deux enfants avec 400 € sur lesquels il faut avancer l'essence du mois prochain pour pouvoir continuer à bosser ? C'est abominable. Si je ne travaillais pas du tout, j'aurai le rmi !!! Et je gagnerai plus qu'en allant user ma voiture sur les routes ! Certes, le côté relationnel est très enrichissant (humainement parlant), mais ça ne nourrit pas ! Mais qu'attend le gouvernement pour remédier à ça ? Pas de retraite, pas de sécu, pas d'indemnités journalières (Correspondant local de presse, tu ne seras point malade ! ... ou alors autant crever tout de suite vu que si tu t'arrêtes, tu ne pourras pas bouffer le mois prochain !). Il n'existe, à ma connaissance, aucun texte, bordé de bout en bout qui fasse le tour du statut de correspondant ! Du coup, c'est le flou, et on navigue à vue. Par exemple, on ne doit pas dépasser 15 % du plafond de la sécu... OK ! Mais concrètement, ça représente quoi ? Les honoraires qu'on perçoit ? Les honoraires + les remboursements de frais ? Les honoraires + les remboursements de frais - les frais réels ? On n'en sait rien.... Voyez vous, je ne pensais pas que travailler me conduirait à envisager le suicide comme une porte de sortie à la misère. Pourtant aujourd'hui, c'est le cas ! Travailler autant d'heures, être si peu payés, si peu considérés, utilisés, pressés de tous cotés, sans aucune reconnaissance (clp jusqu'à la mort puisque tu n'auras pas de retraite là dessus !), c'est ignoble ! Pourquoi je continue ? Parce sinon, je suis le cou au bout de la corde qui me lie les pieds et les mains pour le moment ! Et oui, on fait corres. pour s'en sortir... mais finalement, on en crève aussi ! En fait, c'est du travail au noir déclaré ce job... tu bosses, mais tes compétences, tu peux t'asseoir dessus parce qu'on ne te les payera pas à leur juste valeur ! Elle est belle la France, il paraît...
CLP depuis peu de temps mais néammoins connaissant le milieu j'oserais dire que le journal a besoin de nous. Etant aussi peu payé ne pourrait on pas demander le règlement de nos "honoraires" par quinzaines et non plus par mois. En effet, n'est-il pas préférable, pour des raisons financières évidentes, de percevoir 150 e 2x par mois, plutôt que 3OO e 1x par mois ? Pensez vous que ce soit si difficile à obtenir? Merci de répondre. Cordialement olg
Voilà bien un développement passionnant !
Le statut du CLP est pourtant extrêmement clair ...
Dans la somme de tous ces posts j'en vois une grande majorité qui se laissent égarer dans le malentendu, le dérapage et les abus divers .
Si un CLP dépasse lui-même le cadre prévu par la loi, il coupe lui-même des bâtons pour se faire battre !
Beaucoup s'égarent dans leur passion ou leur besoin d'argent et vont au devant d'ennuis en acceptant d'en faire trop, de sortir du cadre légal, faisant le jeu facile de certains exploiteurs qui laissent le CPL se transformer lui-même en pigiste (pas le même tarif !); voire journaliste local à vil prix !!! Dans ce cas, il ne faut pas accuser le statut de CPL mais bel et bien faire requalifier la situation en véritable emploi, s'il y a lieu !!!!
Il n'y a pas lieu d'accuser le statut de CPL mais le dérapage qu'en acceptent certains plaignants ou que crééent certains employeurs ...
Le statut de CPL n'a jamais été fait pour procurer un salaire !!!
Il est justifié pour que s'accordent honnêtement les besoins d'une presse souvent exangue et l'occupation de temps libre de quelques passionnés .... vraiment spécifique comme situation, mais certainement pas celle des droits du travail !
L'explication est très simple pour ceux qui sortent du cadre (dépassement de plafond, véritable "horaires de travail", etc.) : soit ils sont exploités outageusement et illégalement hors statut (travail illégal), soit ils n'ont rien compris à la définition de ce statut du CPL et partent à la dérive, croyant "forcer" l'exercice d'un emploi qu'en fait on ne leur a jamais demandé d'occuper ....
Je suis maintenant correspondant pour Var matin depuis près de 8 ans pour le village de Bagnols en Forêt. J’irai peut-être à contre sens des avis sur le salaire ou plutôt « l’indemnité ». C’est vrai elle est bien basse. Mais, il faut avouer que l’on nous avait prévenus… C’est l’occasion de tordre le cou aux fausses informations qui circulent concernant les sommes astronomiques que le correspondant touche sans oublier la mise à disposition d’une voiture de fonction (Eh oui, je l’ai entendu !). L’indemnité va de 40 à 130 points (pour un conseil municipal qui au minimum dure 2 heures et qui doit impérativement paraître J +2). La photo noir et blanc ramène 30 points et celle en couleurs 60, bizarre d’ailleurs… C’était compréhensible au temps de l’argentique où on devait développer les clichés mais au temps du numérique… Alors ces points… 1 point est équivalent à 1 franc, oui vous avez bien lu 1 franc et non 1 euro. Alors à vos calculettes, et vous verrez qu’en aucun cas ce « salaire » ne peut suffire à nourrir une famille, d’autant que les publications ne sont pas régulières pour le village dont je suis le correspondant puisqu’elles dépendent de l’actualité du dit village. Pourquoi le faire, tout simplement pour que la vie du village dont je suis tout simplement un « habitant de cœur » soit connue localement. Je ne me plaindrai pas de la rédaction dont je dépends, bien au contraire. Elle aussi est tributaire de la rédaction départementale de Toulon pour l’attribution des pages et à chaque fois que je la sollicite pour insérer en urgence un article elle le fait spontanément. Par contre je me plaindrai de la manière dont certains perçoivent le correspondant que l’on aime semble t-il avoir à sa disposition. Des exemples, on me prévient la veille et parfois le jour même d’un repas programmé plusieurs jours à l’avance. On m’assaille pour savoir quand l’article paraîtra… On m’appelle à 7 heures du matin… On me reproche qu’un évènement n’a pas été médiatisé… On relève des erreurs dans un article mais on ne me dit jamais qu’un article a été bien rédigé. Durant la campagne électorale on n’a pas hésité à m’appeler plusieurs fois pour rappeler qu’un article n’est pas paru et quand on est élu on néglige de me prévenir d’évènements qui font la vie du village, prétextant qu’on a oublié. A mon avis cet oubli se répète bien souvent… Alors pourquoi continuer pour tout simplement faire passer une information qui bien sûr aux yeux de certains n’est pas toujours « la vérité » mais qui a au moins le mérite d’exister et qui ouvre le débat démocratique.
La Cour d'appel de Dijon reconnaît la qualité de journaliste à un correspondant local de presse
Ce n'est pas souvent qu'un pseudo-correspondant local de presse se voit reconnaître la qualité de journaliste : aussi, l'arrêt que la Cour d'appel de Dijon a prononcé le 26 juin 2003 en faveur de J.B. est exemplaire, aussi bien par sa motivation que par la manière dont s'est déroulée cette instance, pour laquelle notre confrère avait consulté la permanence juridique du Syndicat National des Journalistes.
Dans un premier temps, J.B., qui avait travaillé quatre ans pour L'Indépendant de Louhans, et s'était vu remercier sans la moindre indemnité, avait saisi le Conseil des Prud'hommes de Chalons-sur-Saône. Celui-ci s'était déclaré incompétent au prétexte qu'un correspondant était un travailleur indépendant non salarié, donc dépourvu de contrat de travail, il ne devait pas saisir la justice sociale.
J.B. avait donc formé ce que l'on appelle un contredit, procédure d'appel qui consiste à remettre en cause l'incompétence ainsi déclarée de la juridiction de première instance, mais en même temps à demander à la Cour d'appel, si elle y consent de juger sur le fond.
J.B. visait à faire reconnaître par la Cour d'appel qu'il était en réalité journaliste et que, comme tel, L'Indépendant de Louhans aurait dû le licencier dans les formes légales. Mais, contrairement aux instances du même genre, qui s'axent la plupart du temps sur la subordination du pseudo-correspondant à son employeur et donc sur l'existence du caractère d'indépendance, J.B. avait choisi d'axer son raisonnement sur l'importance de sa rémunération, sur la nature du travail qu'il accomplissait et sur l'étendue de celui-ci.
Une masse de témoignages
J.B. qui, avant d'être correspondant de L'Indépendant, avait été journaliste, a souligné à la Cour l'importance de ses rémunérations mensuelles moyennes qui, de 6 580 F en 1997, étaient passées à plus de 10 000 F en 1998, 16 500 F environ en 1999 et près de 19 000 F pour 2000 et 2001.
Il avait par ailleurs rassemblé une masse de témoignages de personnalités locales ou autres, donnant des indications précises sur la nature de son activité : d'abord un "suivi" des compétitions sportives dans toute la région voire à l'échelon national car J.B. était d'abord spécialisé dans les sports. Puis, peu à peu, l'envahissement de plusieurs pages locales et régionales du journal avec rédaction d'articles de qualité, couvrant aussi bien l'actualité que l'histoire ou la littérature.
Les juges l'ont suivi dans son raisonnement. Ayant reconnu qu'il effectuait bien un travail de journaliste, la Cour d'appel a constaté que ce que disait L'Indépendant ne renversait en rien la présomption de contrat de travail édictée par l'article L761-2 du Code du travail car, aux termes de la loi, c'était bien à l'employeur de prouver que J.B. agissait de son propre chef. En conséquence, J.B. aurait dû bénéficier de tous les droits attachés à la qualité de salarié, y compris recevoir des bulletins de paye, être éventuellement licencié en bonne et due forme, se voir remettre un certificat de travail et une attestation Assedic propre à lui assurer l'indemnisation de son chômage.
Au final, la Cour de Dijon a donc logiquement condamné l'employeur à verser les mois de préavis (congés payés compris), l'indemnité de licenciement, et des dommages et intérêts pour la rupture imputable à l'employeur s'analysant en un licenciement sans cause réelle et sérieuse, sans parler des bulletins de paye sur les quatre années litigieuses, bulletins pour lesquels cependant une question reste ouverte : comment l'employeur peut-il compenser a posteriori le non-versement des cotisations sociales en particulier des cotisations de retraite ?
Des préjudices non couverts
Dans ce genre d'instance, il faudrait en effet que les juges allouent aussi des dommages-intérêts pour le préjudice subi par absence de cotisations sociales, mais, la règle étant qu'ils ne répondent qu'aux questions qui leur sont posées, encore faut-il les leur demander. Par exemple, au nom de l'article 135-3 du code du travail qui réprime ce que l'on appelle le " comportement déloyal du chef d'entreprise", c'est-à-dire la non application des lois et règlements.
Une activité accessoire
Aux termes de la loi " portant diverses mesures d'ordre social", le correspondant local de presse collecte des informations de proximité en fonction de l'actualité, informations qui sont vérifiées et mises en forme par un journaliste avant publication.
En outre, l'activité de correspondant est uniquement exercée à titre accessoire, et c'est d'ailleurs le critère de sa prise en compte par l'URSSAF en tant que profession libérale bénéficiant d'un statut dérogatoire : pas d'immatriculation ni d'affiliation aux assurances maladie-maternité-vieillesse pour les correspondants dont les revenus sont inférieurs à 15 % du plafond de la Sécurité sociale.
Au delà de ce seuil, l'Etat prend en charge 50 % des cotisations maladie-vieillesse si le revenu est inférieur à 25 % du plafond de la Sécurité sociale.
Mais - et c'est un énorme mais - de toute façon, durant ses deux premières années d'activité, le CLP est dispensé de toute cotisation, si bien que la tentation est grande pour les entreprises de changer de correspondant local tous les deux ans, essentiellement pour éviter que l'URSSAF ne s'aperçoive pas qu'il n'a pas d'autre activité et qu'il devrait donc être journaliste.
Un autre critère primordial est que le correspondant ne doit pas recevoir de directives de la direction du journal, sauf des informations techniques impersonnelles. C'est donc en tout liberté que le correspondant doit choisir de "couvrir" tel ou tel événement.
Malheureusement, entre la théorie et la pratique, nous savons tous à quels abus les employeurs se livrent…
Fouilée tu dis que ce n'est pas si souvent qu'un pseudo correspondant se voit reconnaître la qualité de journaliste. SI j'en crois ce qui est dit là :
http://www.avocats.fr/space/vianney...
cela arrive tout de même parfois.
Il y aurait-il une justice ?
Bonjour
Commentaires très intéressants mais...
Je suis CLP pour plusieurs journaux depuis septembre 2008. Jusqu'en février 2009, je percevais des ARE qu'aujourd'hui, je ne perçois plus. La personne avec laquelle je vis a déclaré un somme confortable aux impots donc même s'il ne me donne rien, je ne peux prétendre ni à l'allocation spécifique de solidarité, ni au rmi, alors que j'ai deux enfants en bas âge à ma charge. Je n'aurai bientôt plus de couverture sociale, si j'ai bien compris, ni pour moi, ni pour mes enfants, et mes revenus ne dépassent pas 400 euros mensuels. Je ne sais comment déclarer ces sommes et à qui (urssaf, impots ?).
Bref, quelqu'un, un correspondant très au courant, peut-il m'aider à démêler ces questions. Pour l'instant, je n'ai rien déclaré à quiconque. On m'a dit que je pouvais utiliser un prête-nom pour ne pas dépasser les 4000 euros m'assujetissant à l'Urssaff, mais je n'ai personne avec qui je puisse procéder ainsi, sachant que dans les tous les cas, ce serait la personne qui serait ennuyée. Je suis larguée. Et je commence à avoir très très peur.
Merci d'avance de vos conseils et réponses
je suis un coorespondant de presse du journal Notre Voie en Cote d'ivoire et je voudrais travailler pour des organes départementaux français dans mon pays .
Cel 225 04 0100 21
Il me semble que la somme annuelle que tu peux toucher sans cotiser à l'Urssaf est entre 4500 et 4800€ ce qui correspond à ton salaire. Dans ce cas tu n'as pas à te déclarer à l'urssaf mais tu dois le déclarer aux impôts au titre de l'impôt sur le revenu dont tu seras acquitté.
Quant à ta couverture sociale, celle dont tu bénéficiais avant d'être clp courre toujours si tu étais sous contrat de travail.
Je reviens sur un article publié sur ce blog par Sha en date du 7janvier dernier.
Je crois qu'il fait un mauvais calcul en rappelant la définition de clp à ceux qui voudraient en faire trop.
Le clp est une activité accessoire de travailleur indépendant, soit.
Mais rien n'empêche un clp de dépasser les plafonds fixés par l'Urssaf et le code du travail et de faire de son activité jusqu'alors accessoire, un travail à plein temps ou trois quart temps. C'est son droit le plus strict. C'est alors qu'il faudra qu'il pense à se requalifier ...journaliste professionnel, obtenir sa carte de presse. Ce n'est pas aux clp de freiner la fréquence de leur travail mais aux rédactions de réguler la quantité de travail pour ne pas être obligées de requalifier un clp journaliste par force de loi.
Le cas échéant, l'Urssaf ne pourra pas ignorer la loi et son propre texte sur le clp.
Evidemment une opposition frontale avec la rédaction ne peut pas fonctionner. La loi n'étant pas appliquée de façon préventive. Par contre, dépasser le travail à mi-temps et objecter auprès de l'urssaf que vous ne remplissez plus les conditions prévues dans la définition de clp en vigueur dans leur service et par conséquent refuser de s'acquitter des cotisations, à fait ses preuves par ailleurs. Dans ce cas les Urssaf se tournent vers leurs débiteurs, les journaux, pour se rembourser de façon non nominative.
Si vous n'arrivez pas à obtenir un contrat de travail pour autant, au moins serez-vous dispensés de cotisation ce qui change considérablement le quotidien.
Dès lors la justice doit considérer que vous êtes travailleur dissimulé.
Les articles de loi sont visibles sur: http//www.corres72.hautetfort.com
Bonjour,
Coup de gueule d'une pauvre petite merde !
Je viens de tomber sur ce site, où comme beaucoup je me retrouve. Je viens de vivre une experience comme CLP, d'environ 2 ans. Je couvrais un secteur de 10 communes, étant joignable presque 24h sur 24h, par mail et par portable, j'ai du me mettre sur ligne rouge pour le téléphone fixe, tellement j'avais d'appels. J'ai relevé un secteur qui ne passait plus dans la presse depuis plus de 10 ans... Je travaillais pour un grand quotidien. En plus du taf réservé aux CLP, je couvrais des événements politiques... des reportages normalement réservés aux "journalistes", du moins aux vrais salariés. J'ai essayé de travailler toujours dans l'objectivité et restant intègre. Je ne recherchais même plus d'autre travail, car je n'avais pas le temps de le faire... Il est vrai que le journalisme est un métier passionnant, il faut être curieux et aimer le contact, mais aussi le risque et être courageux. Mais c'est là que ce creuse l'écart entre le salarié et le je ne sais quoi ! Pas de protection du journal, qui va où le vent tourne, cède aux pressions d'élus locaux... C'est ce qui m'est arrivée. Contrairement à un journaliste, le CLP vit dans le secteur où il va sur le terrain. Dans mon coin, un maire est aussi CLP de sa commune ! Où est la démocratie ? D'autres choisissent de bons et loyaux CLP qui écrirons tout ce que Monsieur le Maire dira... Je n'étais pas de ceux-là. Toutes les associations sans distinctions avaient le droit de passer dans la presse, mais je relatais aussi ce qui n'allait pas, notamment dans la vie quotidienne des habitants, dû à un retrait de transport scolaire la veille de la rentrée scolaire... Et surtout, je n'avais pas de camp (chose courante dans les régions rurales et dans certaines petites villes)... Le journal m'a pressé comme un citron et puis m'a convoqué comme ça, sans me dire pourquoi. On m'a ensuite demandé si je m'en sortais bien toute seule, si je n'avais pas besoin d'un autre CLP pour venir renforcer le secteur... J'apprends le même jour, qu'un maire du secteur a demandé un autre correspondant pour sa commune (un adjoint d'une commune voisine) et que la rédaction accepte.
Avec du recul, je comprends que je n'est pas voulu couvrir les dernières éléctions et que je suis punie.
Donc nous les CLP, nous sommes soit-disant libre d'aller ou de pas aller à un endroit, de faire selon nos dispositions, mais dans la réalité c'est faut.
Pour renforcer cette idée de punition, je n'ai pas eu mes honoraires du mois dernier. Les journaux profitent de la précarité des CLP. Car l'image du retraité, ancien instituteur, c'est du passé. Les rythmes imposés par les journaux, surtout les quotidiens, les nouvelles techniques, toujours plus vite, ne permettent plus aux retraités de le faire. Ils veulent des personnes pouvant remplacer les salariés journalistes et pouvant aussi faire les petits événements locaux.
Malgré la passion de l'écriture, la passion d'informer, j'ai compris que jamais je n'accederai à rien d'autre qu'a ça dans ce journal. Je ne comprends pas qu'au pays des droits de l'homme, il existe dans un domaine comme la presse, de tels abus ! Imaginez qu'un CLP est un accident alors qu'il va ou se trouve sur le lieu d'un reportage, par qui est-il couvert ? De plus les médias nous rabache les oreilles avec le trou de la sécu, nos futurs retraites... Et les CLP ne cotisent nul part ! C'est triste.
Moi je viens de partir du jour au lendemain, le journal me doit 3 mois d'honoraires. De nouveau dans mon secteur : silence radio. Qui va me remplacer ? Cela ne me concerne plus. C'est le seul avantage que nous pauvres petits CLP avons, partir sans préavis.
Avant de terminer, je voudrai dénoncer un fait réél, les CLP remplace de plus en plus les journalistes. Très peu d'articles de fond, est-ce la fin du journalisme ? La qualité ne les interresse plus, seul compte le remplissage des pages avec le peu de places qu'il reste entre les pubs.
Voilà c'était un petit coup de gueule amis CLP. Méfiez-vous de cette fonction, sachez que jamais vous n'accederez à autre chose qu'a ce statut qui n'en ait pas un. L'heure est plutôt à pousser les journalistes dehors et à remplacer par n'importe qui. S'il ou elle sait écrire et fait un bon travail tant mieux, mais si ce n'est pas le cas, c'est pas grave, les lecteurs s'habituent à toutes les merdes qu'ont leurs proposent... ça fonctionne pour la télé, pourquoi pas pour la presse écrite ?
j'étais correspondant local pour un journal régional,on me faisait payer l'abonnement du journal,tout en me reversant la somme sur ma paye.Est ce normale!
la 2iéme chose :le journal vendait mes photos a la demande du lecteur,alors que j'utilisé mon appareil numérique ce n'est pas logique et que doit on faire.
bonjour,
l' age légal en france pour travailler est de 16 ans. est-il le même pour travailler dans le milieu de la presse, pour faire correspondant.
Je n' ai que 17 ans, mais cela fais 2 ans et demi que je 'travaille" bénévolement pour un hebdomadaire régional !
A mes amis CLP
S’il vous plaît, arrêtez de me faire pleurer avec vos jérémiades de ‘’pôvres exploités’’ Cessez de jouer Cosette et agissez ! Agissons ! Je suis sur la même galère que vous. Vous voulez être reconnus ? Je veux être reconnue !, donc : NOUS VOULONS ETRE RECONNUS ! Eh bien utilisons un moyen qui a fait plus d’une fois ses preuves dans de nombreux domaines : FRAPPER FORT OU CA FAIT MAL ! Mobilisons une majorité d’entre nous et partons pour Paris où nous envahissons au choix, une chaîne de TV à une heure de grande écoute, où un ministère, (tiens, celui de l’injustice par exemple) où la mairie de Paris, où que sais-je encore ?...A vous de choisir....Et ce jour là, parole, je suis des vôtres.
Mais de grâce, cessez de pleurer sur le Net, car le seul résultat qui ressort de toutes vos litanies, c’est faire rire nos amis les journalistes et patrons de canards, qui, vous ne l’ignorez pas, savent aussi bien que nous se servir de monsieur Google, et d’ici que leurs enfants nous accusent d’avoir fait mourir de rire leurs géniteurs, y’a pas loin....
Alors décidez-vous, et ne me parlez plus de vos chagrins, comme vous, j’ai proposé à mes copains(es) de galère de faire grève, et tous étaient d’accord, mais dans 15 jours où un mois, et lorsque j’ai demandé si tous étaient prêts : réponse : ah ben, j’peux pas ce mois ci ,.j’ai du mal à payer mon loyer, où bien, plus tard j’ai beaucoup de papiers pour des assos..j’peux pas mon gamin est malade. A vous rendre en effet malade de dégoût devant tant de lâcheté
Que de la gueule et pas de C.......au C...
Bon en espérant que quelques uns d’entre vous réagira et fera monter la sauce, je vous laisse mon mail
Geneviève
Que faites vous lorsque vous torchez un super papier que vous avez bien ressenti, et que trois jours après il n'est pas paru? vous attendez encore un où deux jours, et soudain vous retrouvez votre papier SIGNE PAR UN JOURNALISTE ! OUI C'EST VRAI cela m'est arrivée à la nouvelle république du centre ouest.
Alors que croyez-vous que j'ai fait ? UN GROS SCANDAL A LA DIRECTION CAR J'AVAIS PRIS SOIN D'IMPRIMER MON TEXTE AVANT DE l'ENVOYER A MADAME NOUVELLE REPUBLIQUE. iNUTILE DE DIRE QU ILS N'ONT PAS AIME DU TOUT. BEN J AI VIDE NOM SAC ET TCHAO PANTINS, ALLEZ VUS FAIRE VOIR CHEZ LES GRECS
Pendant un temps, avec quelques CLP que j'ai rencontrés grâce au blog, et dont j'ai décris le cas dans diverses notes, nous avions commencé à réfléchir à une solution pour faire bouger les choses. Constitution d'une asso, grèves, actions, communiqués, etc. Mais la plus grosse faiblesse du métier, c'est l'isolement et la distance.
Trouver un CLP en colère (qui veut se mouiller), c'est pas si facile, d'autant qu'il y a un gros "turn-over" dans les agences. L'idée a donc capoté très vite, malgré mon envie d'en découdre.
Quand j'étais moi même CLP chez Sud-Ouest (j'y suis resté presque 7 ans!!!), j'ai vu passer une demi-douzaine de CLP chez le "concurrent direct" (la République des Pyrénées, groupe Sud-Ouest...). Des jeunes en grande majorité, qui ont fini par se casser viteuf parce qu'ils ont eu tôt fait de faire le rapport investissement personnel/retour financier. Et je ne parle même pas des agences qui tuent la révolte dans l'oeuf en ne donnant plus d'info au CLP mécontent, ou en ne publiant plus son travail, aussi bon soit-il. La preuve dans certains témoignages précédents, légitimement rageurs ! (Ce n'était pas mon cas : je précise que, malgré de nombreux billets particulièrement vénéneux à l'endroit de mon employeur de l'époque, je n'ai jamais eu à souffrir de la moindre sanction directe. Je suis parti pour d'autres raisons).
Généralement (et sauf rares exceptions), ce n'est pas une activité professionnelle qui dure longtemps. Or, une fois qu'on est sorti du réseau, c'est terminé! On perd son statut (dans la société locale, j'entends; je ne parle même pas du statut inexistant du CLP!), on perd ses contacts, et on passe à autre chose de plus (ou moins) consistant. Ce n'est pas qu'une question de C. au C., Geneviève. Il y a une logique à ce manque de motivation, entretenu par un statut bâtard et des groupes de presse largement satisfaits du système!
Et pour cause : un CLP tombe, dix le remplacent!
Voilà pourquoi la révolte des CLP na pas eu lieu, et pourquoi elle elle n'aura JAMAIS lieu!
Je travaille depuis décembre 2009, mais beaucoup et de plus en plus depuis début janvier 2010.
Cherchant des renseignements, je tombe sur votre site. Ma meilleure idée est la suivante : la rédactrice m'a mis sur le dos le conseil municipal qui a duré 5 heures + voeux du PS + AG consommateurs. J'ai déjà pas mal torché sur ces 3 photo-reportages. Mais, je vais marchander comme les camelots. Je suis seul à posséder tous les documents originaux du conseil et la secrétaire du maire est en congé ! Je suis également seul à posséder les photos. J'aime la photo, mettre en page, écrire. Mais pas me faire arnaquer, pour l'instant, j'y suis de ma poche. Je croyais que ça permettait d'arrondir les fins de mois ?
Bsr, moi aussi j'étais correspondante et cela a durer plus de 5 ans. Apres avoir fait autre chose je vais revenir à ce métier qui me plaisait. Il est vrai que l'on ne devient pas millionnaire mais cependant riche en connaissances.
J'ai roulé ma bosse comme on dit mais quand vous rencontrez qq qui vous dit " vous nous manquez" la vous savez que vous avez bien fait votre travail et c'est ca le principal. Donc tant pis pour la grosse paye mais j'y retourne bientot.
Ben moin, j'adorai ça...mais ça n'a duré que 3 mois...
suite à des pressions du maire et d'une autre CLP (qui traitait avant mon arrivée, les infos de la commune...) auprès de la direction régionale, j'ai reçu un coup de fil très gêné de la personne qui m'avait installé...
Il me demandait de me cantoner à certains sujets et d'aller exercer mes talents dans d'autres communes...
J'ai évidemment refusé !
La presse locale au service des politiques en place, je l'ai vécu...
bien sûr aucun courrier officiel !
je n'avais jamais eu l'impression d'être traité comme de la ...c'est chose faite et par un journal issu de la résistance...Tout fout le camp !
Bonjour,
certaines questions que je me pose sur le statut de CLP ont été soulevées dans les commentaires, mais concrètement comment ça se passe pour les déclarations ? Je ne trouve pas grand chose comme infos concrètes sur le sujet !
Je suis étudiant et vais bientôt être CLP pour un journal local. Je sais déjà que je ne toucherai pas plus de 200€ par mois (grand maxi) ; c'est vraiment une activité annexe. Je ne vais donc pas me déclarer en tant que travailleur indépendant puisque je suis bien loin des plafonds sécu et urssaf. Mais du coup, puis-je éditer une "facture" ou "note de frais" pour mon journal, comme cela se fait habituellement ? Quels éléments ajoutez-vous sur ces factures ?
Et surtout, même si je ne suis ni déclarée à l'urssaf, ni à la sécu, suis-je obligé de déclarer ces revenus dans mes impôts ?
Plein de petites questions qui me posent question !
Merci d'avance pour vos réponses !!