Au détour des stands

UN VIGNERON BOURGUIGNON S’EXPOSE

« Vous avez vu, hier soir, les élections… ». Jean-Pierre Pacaud, vigneron à Puligny-Montrachet, est interpellé par un couple de visiteurs qui cherchent à avoir son sentiment sur la question. Mais, au lendemain des résultats du second tour des élections présidentielles et en ce 3ème jour de la foire-expo de Calais, ce n’est pas la question des présidentielles qui le préoccupe mais plutôt celle du bilan provisoire de sa première participation à cette manifestation.

Automobile ou vigne, il faut choisir…

Jean-Pierre Pacaud est un exposant plutôt atypique. En effet, après avoir travaillé pendant 13 ans dans les bureaux d’études de chez Peugeot, il choisit de changer radicalement d’activité. « Ma direction souhaitait me muter assez loin d’où je vivais, j’ai préféré me lancer dans une nouvelle activité et j’ai choisi d’être vigneron ». Ainsi, en 2003, après avoir racheté des vignes, il s’installe comme vigneron en Bourgogne et réalise son propre vin sous l’appellation « Domaine Jean-Pierre Pacaud ». Il faut dire, toutefois, que le milieu viticole ne lui était pas complètement inconnu. En effet, depuis sa tendre enfance, Jean-Pierre Pacaud baigne dans le vin, notamment, par l’intermédiaire d’un oncle chez qui il a pu apprendre les rudiments du métier. « C’est la première fois que je viens à la foire de Calais mais il faut dire que je ne participe à des foires que depuis 2005, année où j’ai commencé à pouvoir proposer mes vins ».

Ayant appris qu’une foire était organisée à Calais, Jean-Pierre Pacaud a voulu en profiter pour se faire connaître des gens du nord, mais aussi et surtout des anglais. « J’espérais, avec la proximité géographique de Calais avec l’Angleterre, pouvoir me faire connaître à la clientèle anglaise. Sur ce point, la foire n’a pas répondu à mes espérances ».

Seul véritable artisan-vigneron parmi les quelques négociants en vin de la foire-expo, Jean-Pierre Pacaud est plutôt déçu de la manifestation. « La foire est axée, essentiellement, sur l’habitat et il semble que peu de publicité ait été faite autour de la gastronomie pourtant bien présente ici. J’espérais pouvoir discuter avec des restaurateurs du calaisis mais je n’en ai vu aucun ». Il regrette, d’ailleurs, comme la plupart de ses confrères exposants spécialisés dans la gastronomie, l’absence d’un pôle gastronomique au sein de la foire-expo où ils seraient tous réunis dans un espace réservé sous le chapiteau. « La foire-expo, par notre présence, devrait être aussi l’occasion de faire découvrir des produits régionaux. La plupart des visiteurs sont surpris de me trouver ici et, certains, regrettent de ne pas avoir été mis au courant car ils auraient été intéressé pour m’acheter quelques bouteilles ». Sébastien CHARRIERE

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