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Le saviez-vous "Juridique"

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lundi 25 février 2008

Dépôt de garantie/Caution

code_civil.jpgPar un malheureux excès de langage, conforté par la multiplication de contrats de baux usant de ces termes à mauvais escient, vous êtes nombreux à parler de CAUTION pour désigner la somme que vous laissez au propriétaire au moment de l'entrée en jouissance de votre logement et qui doit vous être restituée, au plus tard deux mois après la restitution des clefs. Il s'agit là en fait de DEPÔT DE GARANTIE qui ne doit pas être confondue avec la personne qui SE PORTE CAUTION, c'est à dire celle qui se porte garant de votre logement (et qui assumera le paiement des sommes dues en cas de non paiement de votre part des loyers, charges et autres petits plaisirs locatifs liés à la jouissance de la magnifique location que vous occupez..).

Alors retenez bien ceci :

- Le Dépôt de Garantie est la somme que vous remettez au propriétaire au moment de la signature du contrat (de 2 mois sous l'empire de la loi de 1989 et qui, depuis quelques jours, (loi du 8 février 2008, promulguée le 9 février) ne doit être, pour les baux conclus depuis son application, que d'un mois.)

- La Caution est la personne qui se porte garant et à qui le propriétaire fait recopier (à la main) une formule de style afin de lui garantir le paiement des loyers et charges.

jeudi 21 février 2008

Clauses du contrat de travail : du nouveau pour la clause de mobilité

Dans la série "Les clauses du contrat de travail" de la catégorie "Le saviez-vous juridique", j'avais attiré votre attention sur ce qu'on appelle les clauses de mobilité. Dans cet article, je précisais que le refus du salarié d'appliquer la clause de mobilité pouvait conduire à justifier l'employeur à prononcer un licenciement pouvant aller jusqu'à la faute grave.

Depuis un arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation en date du 23 janvier 2008, sachez que si votre employeur peut toujours décider de votre licenciement si vous refuser l'application de la clause de mobilité, celui-ci ne pourra en aucun cas le prononcer pour faute grave. En effet, si les juges continuent à estimer que le refus du salarié d'accepter le changement de son lieu de travail, suite à l'application d'une clause de mobilité, autorise l'employeur à le licencier, celui-ci ne peut en aucun cas lui imputer une faute grave.

mercredi 12 décembre 2007

Les clauses du contrat de travail : la clause de non-concurrence

code du travail Le contrat de travail qui vous lie à votre employeur vous impose certaines obligations. Certaines sont expressément inscrites en son sein, d'autres découlent d'une convention collective (votre employeur a du, normalement, attirer votre attention sur son existence et sur les moyens de la consulter), d'autres encore sont implicites et découlent de l'essence même du contrat lui-même. En effet, par définition, le contrat de travail est un contrat. En tant que tel, des obligations découlent de ce caractère contractuel et notamment une obligation d'exécution de bonne foi. La jurisprudence a déduit de cette obligation de bonne foi, une obligation de loyauté du salarié vis-à-vis de son employeur qui se traduisait, en pratique, par une interdiction de réaliser des actes de concurrences qui serait contraire à une exécution de bonne foi du contrat de travail. Aujourd'hui, le code du travail prévoit expressément que tout contrat de travail doit être exécuter de bonne foi. Il y a donc une véritable obligation légale de non-concurrence durant l'exécution du contrat de travail.

Logiquement, comme cette obligation légale de non-concurrence est liée à l'exécution du contrat de travail, lorsque celui-ci est rompu, le salarié est délié de toute obligation en découlant et retrouve, en principe, sa pleine et entière liberté de travail, d'entreprendre et de concurrence (sous réserve d'une absence de concurrence déloyale). Toutefois, dans certains secteurs, le fait d'avoir été lié contractuellement avec votre employeur peut vous avoir donné un avantage concurrentiel non négligeable. L'employeur peut vouloir par anticipation se préserver contre ce risque concurrentiel et vous imposer une obligation de non-concurrence qui continuera à s'appliquer après la rupture du contrat de travail. C'est ce qu'on appelle une clause de non-concurrence

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mardi 4 décembre 2007

Les clauses du contrat de travail : la clause de mobilité

code du travail De l'importance de bien lire son contrat de travail. S'il est un conseil qu'il ne faut pas prendre à la légère, c'est bien celui-là. L'état de joie, de satisfaction ou de soulagement qui vous traverse lorsque vous avez décroché le fameux sésame ne doit surtout pas conduire à faire l'économie de lire et, surtout, de chercher à comprendre les scriboullis inscrits sur les quelques pages que vous avez fébrilement paraphé en présence de votre bienfaiteur d'employeur. Après vous avoir modestement sensibilisé à la question des clauses dites de dédit-formation, je me permets, aujourd'hui d'attirer votre attention sur un autre type de clause à ne pas négliger : les clauses de mobilité.

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jeudi 29 novembre 2007

Téléchargement illégal au bureau

Vous qui êtes mélomane, amoureux inconditionnel de la musique la vrai, vous qui êtes un cinéphile accompli qui se délecte chaque soir avec un bon film dans votre salon, vous qui surtout profitez des facilités accordées par internet et notamment les sources intarissables des logiciels de peer-to-peer, faites attention... Peut être vous êtes vous, comme certains d'entre nous, du genre à ne pas télécharger illégalement toutes ces données chez vous bien conscient que cela n'est pas permis mais, bien hypocritement, vous profitez d'un poste individuel et d'un accès à internet au travail pour faire ce que vous dites ne pas faire chez vous en pensant qu'au moins là cela ne vous causera aucun souci (d'autant que l'employeur a eu la bonne idée de renouveller dernièrement son parc informatique en vous dotant du meilleur en la matière rendant le téléchargement tellement facile et rapide...). Et bien détrompez vous, vous n'êtes pas plus à l'abris au travail qu'à la maison et les conséquences peuvent d'ailleurs être bien plus dommageables...

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jeudi 15 novembre 2007

Démission sur un coup de colère

code du travail Vous êtes de mauvaises humeurs, votre employeur est constamment sur votre dos, exige toujours plus de vous... vous êtes à fleur de peau, votre employeur vous fait une remarque que vous estimez déplacé et, le temps de traverser le couloir qui sépare son bureau du votre vous décidez oralement de donner votre démission et passez à l'acte dans la minute qui suit... vous rentrez chez vous soulagé, la nuit passe et vous doutez... qu'ai-je donc fait??? Mais j'ai besoin de ce boulot, c'est complètement idiot d'avoir fait ça.... d'autant qu'une démission ne me donne pas droit au chômage, ni droit à une quelconque indemnité de rupture...

Pas de panique... En effet, le Code du travail, doublé de la jurisprudence prudommale, estiment que seule compte la volonté sérieuse et non équivoque du salarié de démissionner. Ainsi, les magistrats estiment que le salarié doit donner sa démission en pleine connaissance de cause. En ce sens, il a, par exemple, été jugé que le salarié qui a eu un mouvement d’humeur passager suite aux reproches faits par l’employeur sur la qualité de son travail, n’a pas manifesté une volonté claire de démissionner. Ainsi, dans la plupart de ces cas les tribunaux jugeront que la démission n'est pas valable car elle ne résulte pas "d'une volonté formelle exprimée d'une manière réfléchie et en pleine lucidité"

lundi 12 novembre 2007

Le pire mois pour débuter un nouvel emploi...

code du travail D'après vous, quand on est salarié, à quel mois il vaut mieux éviter de commencer un nouvel emploi.... vous donnez votre langue au chat ? Il s'agit du mois d'Avril. Et pourquoi donc ??Tout simplement à cause des jours fériés qui, s'ils peuvent être du pain béni pour les travailleurs au dur labeur qui peuvent en bénéficier pour se reposer, peuvent représenter une perte de salaire pour l'intéressé...

En effet, l'employeur n'est obligé de payer les jours fériés que vous bénéficiez si et seulement si :

- vous êtes au service de l'employeur depuis au moins 3 mois

- vous avez travaillé au moins 200 heures au cours des deux derniers mois

- vous avez travaillé le jour précédant et suivant le jour férié (sauf absence prévue antérieurement)

Conclusion : avec le lundi de pâques, le 8 mai et l'Ascension, il faudra avoir conscience que débuter un emploi salarié au mois d'Avril entrainera un salaire plus faible que prévu...

PS : j'ai omis volontairement le 1er mai car il s'agit du seul jour férié dont le repos est obligatoire et dont la rémunération est tout aussi obligatoire même si les conditions précédentes ne sont pas remplies... ouf!

jeudi 8 novembre 2007

Clauses du contrat de travail : La clause de dédit-formation

code du travailL'employeur qui vous engagera (on y croit, on y croit!) aura peut-être engagé des frais de formation à votre égard pour ce poste. Evidemment, celui-ci ne souhaitera certainement pas que vous vous désengagiez rapidement après l'embauche alors qu'il a engagé des finances afin de développer vos compétences. Pour ce faire, celui-ci est en droit d'insérer au sein de votre contrat de travail, ce qu'on appelle une clause de dédit-formation. Voyons un peu ce que cela impliquera pour vous.

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lundi 5 novembre 2007

Mère porteuse : une ouverture pour l'avenir ?

enceinte Le droit français interdit de recourir aux mères porteuses, mais de nombreux couples en mal d'enfants ont depuis longtemps cherché à contourner les règles notamment en ayant recours à des mères porteuses qui vivent dans des pays où cette pratique est autorisée. Malgré tout, la jurisprudence ne s'y est jusque là jamais laissée prendre et condamnait l'adoption faite par les parents de l'enfant de la mère porteuse comme étant un détournement de l'institution de l'adoption. La Cour d'appel de Paris vient de récemment donner l'espoir d'une ouverture vers l'acceptation dans l'intérêt de l'enfant de cette démarche. Mais attention, cela ne reste qu'une ouverture car ni la Cour de cassation, ni la législation n'ont encore reconnu ce droit.

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mardi 30 octobre 2007

Comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Vème République

Le décret du 18 juillet 2007 a créé un comité de réflexion et de proposition sur la modernisation et le rééquilibrage des institutions de la Ve République. Son article 1er y précise sa mission qui est de " d’étudier les modifications de la Constitution et des textes qui la complètent propres à répondre aux préoccupations exprimées par le Président de la République dans la lettre annexée au présent décret, et de formuler toutes les autres recommandations qu’il jugera utiles. Le décret prévoyait que ce rapport devait être remis par les membres du Comité (un président, Balladur, deux vice-président et 10 membres) aux bons soins du Président de la République avant ce Premier Novembre. La chose est désormais entendue. Rapide tour d'horizon des 77 propositions.

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mercredi 18 juillet 2007

Libre de rompre des fiançailles oui mais pas à n'importe quel prix...

interrogation.gif Je me suis rendu compte autour de moi que peu de personne était au courant de ce dont je vais vous parler...

En droit français, le principe en matière de mariage reste la liberté : liberté de se marier, liberté de ne pas se marier et liberté de se marier avec la personne de son choix (petit bémol, pour le moment, cela ne concerne que les personnes de sexes opposés).

Par conséquent, le principe étant la liberté de mariage, le droit français refuse de donner une quelconque valeur juridique contraignante à une promesse de mariage. Si deux personnes s'engagent par un contrat écrit à se marier et que l'un des deux décident de ne pas se marier... et bien tant pis pour l'autre, cela n'aura aucune conséquence car le contrat est nul comme contraire à l'ordre public.

TOUTEFOIS, car évidemment tout principe à son exception, s'il est possible de rompre en toute liberté des fiançailles, cela ne doit pas être fait n'importe comment.... en effet, la façon dont on rompt les fiançailles peut donner droit à la victime de la rupture à réclamer des dommages-intérêts... et OUI, vous avez bien lu. Imaginez... les préparatifs du mariage sont lancés, la date est fixée et quelques frais sont engagés... votre fiancé (e) vous annonce du jour au lendemain qu'il existait bien mieux ailleurs et qu'il ou elle allait y faire un tour.... vous avez le droit de lui réclamer des dommages et intérêts pour préjudice matériel ET moral!

Autrement dit, retenez que si, au nom de la liberté du mariage, il est possible de rompre des fiançailles librement sans conséquence, les circonstances qui entourent la rupture peuvent motiver une décision des juges à ordonner le versement de dommages-intérêts.

lundi 18 juin 2007

Commissariat virtuel

interrogation.gif Savez-vous qu'il sera bientôt possible de porter plainte via Internet ? Et oui ! Toutefois, n'allez pas imaginer que l'on pourr y faire tout et n'importe quoi. Seules les plaintes contre X pour des délits mineurs et faites de façon non anonyme seront recevables. En effet, il s'agit d'éviter de tomber dans ue société de e-delation.

Ainsi, il semble que cette réforme conduirait plus à permettre une pré déclaration pour faciliter la procédure mais on ne se passerait pas d'un contact humain entre le plaignant et l'agent des forces publiques car il faudra confirmer la plainte ensuite dans un commissariat ou une gendarmerie, une signature sera indispensable.

Cette possibilité n'est pas encore en place car nécessite une réforme du code de procédure pénal. Espérons que les défenseurs des libertés individuelles aient tort et que cela ne conduira pas à une société de délation...

PS : cette information a été donnée par le figaro et reprise par d'autres médias ensuite.

lundi 4 juin 2007

Une communication par SMS est une preuve admise en justice

interrogation.gif L'enregistrement d'une conversation téléphonique privée, effectué à l'insu de l'auteur des propos invoqués, est une preuve jugée irrecevable en justice. En revanche, pour l'envoi d'un SMS, constaté par huissier, peut servir de base à une preuve admissible.

Chambre sociale de la Cour de cassation du 23 mai 2007 : "Si l'enregistrement d'une conversation téléphonique privée, effectué à l'insu de l'auteur des propos invoqués, est un procédé déloyal rendant irrecevable en justice la preuve ainsi obtenue, il n'en est pas de même de l'utilisation par le destinataire des messages écrits téléphoniquement adressés, dits SMS, dont l'auteur ne peut ignorer qu'ils sont enregistrés par l'appareil récepteur".

En l'espèce, la preuve a été utilisée en matière de harcèlement sexuel. Pour plus de détails sur cette affaire cliquez ici

dimanche 27 mai 2007

Révélation de la grossesse d'une salariée à son employeur

interrogation.gif Une salariée est-elle obligée de dire à son employeur qu'elle est enceinte ?

Non, la salariée enceinte n'a aucune obligation de révéler son état de grossesse ! Que ce soit au moment de l'embauche, pendant la période d'essai ou pendant l'exécution du contrat de travail, vous n'êtes en aucun cas obliger d'informer un employeur sur ce cas.

Ainsi, l'employeur qui licencie une salariée qui lui aurait cacher sa grossesse au moment de l'embauche commet une faute, le licenciement étant sans motif réel et sérieux.

En effet, le Code du travail ne prévoit que l'obligation d'informer l'employeur avant de partir en congé maternité.

Toutefois, pour pouvoir bénéficier de certains avantages légaux ou conventionnels, comme la réduction du temps de travail ou la protection contre le licenciement (intediction de licencier une salariée en état de grossesse prouvée médicalement sauf faute grave ou impossibilité de maintenir le contrat de travail), il est préférable de révéler rapidement l'état de grossesse.

lundi 14 mai 2007

Le statut du correspondant local de presse

interrogation.gifQu'est-ce qu'un correspondant local de presse ? Quel est son rôle ? Quel statut lui est applicable ? Ce sont les questions auxquelles je vais tenter de répondre ici...

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mercredi 9 mai 2007

Interdiction des jeux à gratter pour les mineurs

interrogation.gif Mardi a été publié au Journal Officiel deux décrets qui interdisent au mineurs de 18 ans tous les jeux de loterie et les pronostics sportifs commercialisés par La Française des Jeux. A partir du 1er juillet 2007 , l'âge minimum pour acquérir des jeux de la Française des jeux passe donc de 16 à 18 ans comme il en était déjà question pour les casinos et les pronostics hippiques (PMU). Il s'agit de moraliser et sécuriser le secteur et de prévenir les addictions aux jeux tels que le Rapido par exemple.

N'hésitez pas à dire ce que vous pensez de cette mesure ; )

mercredi 2 mai 2007

A propos du droit de rétractation du e-consommateur

interrogation.gif J'inaugure, aujourd'hui, une nouvelle rubrique intitulée "Le saviez-vous" avec dans l'idée de faire des sous-rubrique, celle-là étant naturellement (formation juridique oblige) une sous-rubrique ayant trait au droit. Je suis curieux de nature et j'aime apprendre, je souhaite faire partager cette curiosité, aussi bien dans mon domaine que dans tout ce qui m'intéresse. Parlons un peu du droit de rétractation accordé au consommateur lorsqu'il achète un bien sur internet...

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